Un peu d’histoire sur notre Touraine

Le quartier Paul Bert appelé autrefois le « Faubourg Saint Symphorien », est l’un des plus anciens quartiers situés à Tours Nord, datant du Moyen-âge. À cette époque, ce quartier était très dynamique par le commerce (auberges, entreprises de diligences) grâce à la présence du pont d’Eudes qui était l’unique pont reliant le centre ville de Tours, pendant sept ans. C’est notamment par ici que les pèlerins de Saint Jacques de Compostelle passaient pour aller en direction de l’Ile Bouchard.

Le pont médiévale détruit, il fût remplacé en 1840 par la passerelle Saint Symphorien. Aujourd’hui celle-ci est plus connue sous le nom de Pont de Fil, où piétons et vélos empruntent pour rejoindre le coeur de la ville. Ce pont est très connue pour passer notamment par l’Ile Aucard, où se déroule en été des petits festivals. Enfin, ce pont est très remarquée de nuit depuis 1998 par le « Plan Lumière » de la ville, par son éclairage de couleur bleu qui donne un éclat particulier au quartier.

Tours, berceau de l'industrie de la soie

Au XVème siècle, les étoffes de soie très prisées, étaient importées d’Italie. Pour réduire ces dépenses, le roi Louis XI, décide en 1466 de développer une production nationale à Lyon. Les Lyonnais protestent et la fabrication est finalement déplacée à Tours où est implantée en 1470 la Première manufacture royale de soie. 

Le roi invitent des artisans italiens et grecs à s’installer à Tours, ville qui comptait 8 000 métiers à tisser au milieu du 16 ème siècle et, donc Tours devient la capitale de la soie. Cette activité connaît son apogée sous le règne de François Ier : elle fait vivre alors 45% de la population locale.

Puis Lyon reprend le monopole sur l’industrie. C’est le début de la concurrence entre les deux villes : la cour s’éloigne de la Touraine et les commandes passées à Tours se raréfient.

Aujourd’hui cette partie du patrimoine tourangeau est  préservée dans les manufactures Jean Roze et Le Manach, qui perpétuent le savoir-faire des tisseurs.

Aujourd’hui, la soie de Tours est vendue au mètre à des décorateurs, aux familles couronnées ainsi qu’à des musées ou des châteaux. Chambord, le palais de l’Elysée et l’Orient Express figurent parmi les prestigieux clients qui se fournissent auprès des soieries de Tours.

Un projet prévoit la création d’un musée des Arts et techniques de la soie à Tours, pour rendre hommage à ce savoir-faire. Le couturier Hubert de Givenchy soutient ce projet et recherche des mécènes pour le financer, car il considère ces manufactures « participent au rayonnement de l’industrie française du luxe à travers le monde ».